J’ai été abonnée à Netflix pendant un certain temps. Je suis heureuse d’y avoir découvert une super série comme Sense 8. J’ai dévoré ses épisodes les uns après les autres, pendant de longues heures. Et j’ai fait de même avec beaucoup d’autres séries. Trop. Trop longtemps.

Streaming vidéo : le piège

Imagine : ton kif, c’est les bonbecs. Tous les genres de bonbecs (sauf la réglisse). Pour moins de 12 €/mois, tu peux en avoir autant que tu veux. Tous les jours et à n’importe quel moment. Dès que tu rentres chez toi : hop ! Un bonbec ! Bien le streaming vidéo, c’est pareil. Avec un piège en plus : les cliffhangers ! Tu sais ? Ces fins de saison où le suspens est intense et ne sera pas résolu avant la saison suivante qui est en court de tournage ! Ou pas… Et quand enfin, arrive la suite, tu veux tout, tout de suite. Tout simplement parce que c’est possible. Tous les épisodes sont disponibles. Maintenant. Quand tu veux.

Streaming vidéo : créer l’évènement

En matière de séries, il y aura eu un avant et un après l’avènement et la toute puissance des réseaux sociaux. Les studios et les plateformes de streaming savent désormais parfaitement créer l’évènement. On annonce, on distille des infos, on montre, un peu mais pas trop. Juste assez pour cultiver l’envie et l’impatience. Assez pour provoquer du partage Facebook, Instagram, Twitter. L’info se propage par tous les moyens et arrive enfin à la machine à café ou dans le salon. On ne parle plus que de ça.

Quoi ? Tu ne connais pas La Casa De Papel ?

Ben non. Je ne connais pas La Casa De Papel et je vais bien. Merci.

Il y a quelques mois, je semblais parler un autre langage quand j’évoquais mon abonnement à Netflix et paraissais carrément venir d’une autre planète quand je m’enthousiasmais pour des séries dont personne ne semblait avoir entendu parler.

Et me voilà aujourd’hui désabonnée et toujours appartenant à un autre univers parce que désormais, TOUT LE MONDE, semble s’être converti à la secte Netflix et TOUT LE MONDE semble avoir abandonné Joséphine Ange Gardien pour La Casa de Papel… Je crois que je vais me défenestrer si quelqu’un me parle encore de ce truc.

Pendant ce temps là, dans la vraie vie…

Quatre heures, six heures, huit heures… N’as-tu pas l’impression que ces heures passées devant ton écran de télévision à t’abreuver de fictions sont des heures volées à ta vie ? La vraie vie ?

C’est cool parfois de se légumer devant la télé quand on est fatigué ou que la météo nous laisse tomber. Mais ça ne peut pas devenir un mode de vie !

Il se passe des trucs chouettes dehors, où que tu vives. Tu peux profiter des rues de ta ville, des chemins de ta campagne, d’une forêt, d’un musée, d’un fleuve, d’une rivière, d’un café, d’une piscine, d’une salle de sport, de tes amis.

Si tu n’as pas envie de sortir : profite du calme de ton appartement, de ta maison. Lis, écoute de la musique, prends soin de toi, de ton intérieur, partage avec les tiens si tu ne vis pas seul (e).

Vis ! Fabrique toi de jolis souvenirs pour avoir autre chose à raconter (et à te rappeler) que le résumé des épisodes d’une énième série télé consommée comme un ivrogne ingurgiterait une bouteille d’alcool…

Publié par :Lydie Dee

Blogueuse récidiviste, rêveuse depuis 1966.

2 messages sur “ Streaming vidéo : les voleurs de vie ”

  1. Mais d’ailleurs j’entendais je sais plus qui dire à la radio que précisément le cliffhanger c’est la méthode de Netflix pour créer le besoin. Ils jouent aussi sur un concept psychologique : le fait que, même quand ça ne nous intéresse pas plus que ça, on termine une tâche. Y compris voir la fin d’une série télé dont en fait on se fout pas mal…

    J’ai Netflix mais j’ai pas vu la Casa de Papel et ça ne m’intéresse pour ainsi dire pas. Rassurée ? 😉

    Faut aussi dire que, plus on regarde de séries, plus on veut en manger d’autres et d’autres encore. Du coup on se motive pas du tout à faire autre chose… pour ma part c’est par périodes…

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