Avant Daniel Craig, je regardais les films de James Bond comme des sortes de parodies. Je les trouvais distrayants, tout au plus. Pas de quoi provoquer l’achat d’une place de cinéma ou d’un DVD.

James bond, avant Daniel Craig

Je ne jugerai pas les qualités des versions interprétées par Sean Connery et ses prédécesseurs, je n’ai vu aucun de leurs opus ; même si le premier cité semble obtenir les larges faveurs d’un grand nombre de fans du genre.

Avant Daniel Craig, je m’amusais des brushings quasi indestructibles de Roger Moore et Pierce Brosnan, dont je me demandais s’ils n’étaient pas de judicieux placements produits pour un célèbre fabriquant de laque.

Avant Daniel Craig, James Bond, c’était Ken.

Oui, Ken, le mari de Barbie. Un ersatz d’humain, en plastique, qui ne transpire pas, ne saigne pas, ne semble ressentir (et ne provoque) aucune émotion palpable. Rien. Tout juste souffre t-il de quelques petites lésions qui tâchent à peine ses chemises qui, comme ses brushings, restent impeccables en toutes circonstances. De temps en temps, Ken fait l’amour à Barbie (mais on n’est pas tout à faire sûrs qu’il ait quelque chose dans le pantalon).

Bref. Avant Daniel Craig, James Bond était, à mes yeux, un film pour les petits garçons. Je regardais d’ailleurs ses aventures avec les yeux d’un môme qui s’extasie devant le grand méchant aux dents de requin, les voitures (1) qui vont sous l’eau et autres gadgets qui ont participé à la légende du personnage. Distrayant je disais.

James Bond : l’exception Timothy Dalton

Timothy Dalton a été, pour moi, le premier à donner vie à James Bond. Tout à coup, James Bond existait, dans toute son humanité. Et pour la première fois, les gadgets s’effaçaient derrière le personnage et son histoire.

Daniel Bond

Alors que les autres ont enfilé le costume du plus célèbre agent secret britannique, Daniel Craig, lui, est entré dans sa peau. Celle d’un homme, enfin. Un homme qui aime, qui hais, qui souffre, physiquement et moralement, qui boit pour oublier les douleurs. Un homme avec ses forces et ses faiblesses.

Ce James Bond là a su m’emmener dans son monde et me faire vibrer (2) avec lui. J’ai hâte de le retrouver dans ce qui sera le 25ème épisode de la saga. Je suis un peu triste de savoir qu’il devra être incarné après ce volet par un autre acteur, mais consciente qu’il faille pour Daniel Craig se débarrasser de cette « peau » encombrante.

Et toi ? Quel est TON James Bond ?

(1) J’aime toujours autant ses voitures ! Mention spéciale pour l’Aston Martin DB10.
(2) Émotionnellement et physiquement. Le petit garçon a laissé place à la femme…

Publié par :Lydie Dee

Blogueuse récidiviste, rêveuse depuis 1966.

2 messages sur “ Daniel Bond ”

    1. Je peux comprendre ! Il y a des tas de genres cinématographiques auxquels je n’adhère pas non plus. Et des tas de blockbusters que j’ai trouvé ennuyeux à mourir ! Je crois que j’en ferai un billet un jour 😉

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